Mon plus mauvais souvenir rallystique

Quand nous participons à des courses automobiles, nous espérons tous prendre du plaisir et passer un bon week-end, car c’est bien cela l’objectif principal.

Parfois, la course ne se passe pas comme nous le voulons, que ce soit un abandon mécanique, une sortie de route ou tout autre chose, le week-end tant attendu peut se transformer en mauvais souvenir.

Je vais vous faire part de mon expérience sur ce sujet.

J’ai déjà abandonné pour des raisons diverses (mécanique au rallye de chartreuse 2012 et sortie de route au rallye de Lyon Charbo 2019). À chaque fois, cela m’a embêté mais ce n’est pas un mauvais souvenir pour autant.

C’était au rallye de Chambost 2014, je roulai avec ma Fiat Cinquecento Sporting F2-11. Le rallye de Chambost se déroule à 30 min de la maison, les spéciales ressemblent un peu à celles du Rallye de Lyon Charbonnières.

Pour une fois, nous sommes deux dans la classe, donc si on attaque pas comme il le faut, nous ne remporterons pas notre classe de cylindrée. Nous effectuons la spéciale numéro 1 et 2 correctement puis suite un arrêt de course, nous nous rendons au parc fermé en faisant la spéciale numéro 3 en liaison.

L’entrée au parc fermé est un peu « bouchonnée » car beaucoup de concurrents ne sont pas encore rentrés dans le « parking du stade ». Aucune information peut nous aider à comprendre pourquoi nous sommes encore dans la file d’attente. Un fourgon de pompier passe à proximité, sûrement un riverain qui a besoin d’aide. Finalement, on rentre au parc fermé et les informations commencent à se diffuser, il y a un accident avec un équipage et c’est très grave; le camion podium qui contient les coupes est à moitié bâché.

Tout le « petit monde » du rallye est autour du podium, pour avoir des informations et savoir si le rallye continue. Le directeur de course prend le micro, le silence se fait entendre, il n’y a pas de vent, les oiseaux ne chantent pas et il n’y a pas de bruit au loin, le silence est quasi total, le directeur de course nous annonce la nouvelle, je suis à deux doigt de pleurer, « ma passion est une passion cruelle ». Je suis devant le podium je sens les larmes venir (alors que je ne connaissais pas du tout le pilote, sûrement l’émotion) le directeur de course nous demande de voter pour savoir qui veux continuer. Aucune main ne se lève.

« Merci à tous d’être venu » voilà les derniers mots de ce rallye. Je suis au bout du rouleau, j’ai juste envie de récupérer ma voiture. Je dis à mon copilote que des que le parc est ouvert, on va prendre le bolide, on charge et on rentre pour vite oublier cette course.

« Le parc est ouvert », je me précipite dans ma voiture pour sortir en premier (car comme chaque rallyman le sait, il n’est pas rare d’attendre 10/15 min pour arriver à sortir du parc). Je rentre dans la voiture, je mets le contact et sors du parc….  » Allez on se casse… tchao, rallye de merde…. »

C’est la première fois que à la fin d’une épreuve, je n’ai rien ressenti de particulier, j’ai repris mes activités classique sans me demander quelle serai ma prochaine course.

C’est ainsi, le rallye est un sport jouissif mais parfois, ce n’est pas le cas.

Bonne journée.

Un commentaire

  1. Bel article, vraiment très bien écrit. Difficile de vivre ce genre de passion « à fond » sans parfois être confronté à ce genre d’épisode… Bonne continuation 👍

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